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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 11:03

                                                                           Château-Landon le 30 octobre 2014


 

 

                                                                             Monsieur François HOLLANDE 

                                                                             Président de la République

                                                                             Palais de l’Elysée

                                                                             55 Rue du Faubourg Saint-Honoré

                                                                             75008 Paris

 

 

Monsieur le président de la République,

 

 

Je me vois contraint aujourd’hui de prendre la plume afin de faire part de mon point de vue de citoyen français.

Même si je sais que ce courrier restera lettre morte, tout comme toutes les revendications hautement et dûment justifiées de mes compatriotes, je me dois, en tant que français attaché à son pays, de vous dire, noir sur blanc, ce que bon nombre de mes concitoyens pensent de la classe politique (et de vous en particulier) ainsi que de ceux qui sont présentement en charge des affaires de l’Etat, dont vous êtes l’ultime représentant.

 

Monsieur, votre présidence sonne le glas de la Ve République.

Déjà, de par les agissements de vos prédécesseurs, qui n’ont fait qu’entraîner la France sur une pente toujours plus raide, la classe politique professionnelle avait perdu toute crédibilité vis-à-vis du peuple français. Et jamais nous n’avons vu une quelconque remise en question de la part de ce microcosme.

 

Mais là, nous touchons le fond. Et vous en portez, presque à vous seul, la responsabilité.

Personnellement, je ne vous ai pas apporté ma voix pour que vous occupiez ce poste depuis 2012. Mais, rassurez-vous, je ne l’ai pas donné non plus à votre « adversaire » de l’époque. Parce que je sais pertinemment, depuis que je suis en âge de comprendre les choses, que la caste à laquelle vous appartenez ne fera jamais rien pour le bien commun. Le fonctionnement même des partis politiques est l’antithèse de la démocratie. Comment voulez-vous donc que les gens, de plus en plus informés et donc conscients, continuent à adhérer à des doctrines qui les écartent systématiquement des décisions qui impliquent leur vie ?

 

Et ce qui est le plus insupportable, Monsieur, c’est de voir que les politiciens professionnels se sont octroyé la propriété des institutions alors qu’ils n’en sont que les serviteurs. Monsieur, je tiens à vous rappeler que les institutions appartiennent au peuple tout entier et non pas à une caste de politiciens. Les représentants du peuple, même élus, n’en sont que les garants et non pas les propriétaires.

Ce qui est insupportable aussi, c’est de voir la façon dont la classe politique et ses plus hauts dignitaires se moquent éperdument de la volonté populaire. Il en est pour preuve que, non seulement le référendum ne peut être institué par le peuple, mais uniquement par la classe politique. De plus, depuis votre prédécesseur, le référendum est littéralement passé à la trappe. Vous et tous vos collègues avez décidé que le peuple n’avait plus droit au chapitre.

 

Comme il est pourtant écrit formellement dans notre constitution dans son article troisième :

« - La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum. 

Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice ».

 

 

Le déni de démocratie que nous subissons est devenu proprement intolérable et inadmissible.

 

A 13 % d’opinion favorable, vous n’avez plus aucune légitimité à vous maintenir à la tête de l’Etat. Vous ne représentez pas la France ni les français. Mais pourtant, vous nous avez fait savoir récemment, toujours avec ce même déni de démocratie, que quoi qu’il arrive, vous ne quitteriez pas vos fonctions, vous irez au bout de votre mandat.

Monsieur le Président, est-ce donc cela votre vision de la démocratie ? Ce n’est pas possible. Est-ce une réaction digne d’un président français, pays qui a engendré la déclaration universelle des droits de l’homme ? Non. Définitivement non.

 

Mais sachez Monsieur, même si vous et vos collègues refusez de le voir et de l’admettre, que ce temps-là est révolu,. Le monde est en pleine mutation et vous le savez aussi bien que moi. Pourtant, vous persistez obstinément à porter des valeurs obsolètes qui de plus précipitent l’humanité et notre beau pays vers la misère et la médiocrité.

 

Déjà, votre prédécesseur nous avait montré de façon criante les dérives liées au Pouvoir politique et aux dysfonctionnements des institutions de la Ve République. Nous pensions qu’il serait difficile de faire pire.

Et bien non !

Vous portez la preuve que la Ve République touche à sa fin. Vous vous ridiculisez et vous ridiculisez la France en public. Vous n’avez pas l’aura, vous n’avez pas le charisme et encore moins la vision d’un homme d’Etat. Déjà, avant, quand vous ne représentiez que votre parti, c’était grave. Mais là, Monsieur, là, vous représentez la France ! Vous avez la responsabilité du plus haut poste et vous en donnez une image totalement désastreuse.

 

Vous ne pouvez pas, vous n’avez pas le droit de continuer à agir de la sorte. Nous ne pouvons pas vous laisser faire sans réagir, parce que là, nous avons vraiment touché le fond. Vous aviez promis le changement aux incrédules. Mais quel changement !? Vous avez bafoué toutes vos promesses électorales

(ce qui n’est pas vraiment une nouveauté…), vous avez renié tous vos engagements, toutes vos paroles du passé. Plus personne ne vous croit ni ne vous fait confiance, plus personne ne vous écoute. Vous êtes le Président le plus impopulaire de la Ve République. Pourtant on avait déjà assisté à des catastrophes, mais là c’est le pompon !

Les sondages indiquent que vous êtes à 13% d’opinions favorables, mais comme nous connaissons tous la fausseté des sondages, il y a fort à parier que la réalité est bien pire que cela. Je parierais plutôt sur un résultat de 5% et encore, je suis généreux…

 

Dans ces conditions, comment pouvez-vous, à 13% d’opinions favorables, Monsieur, nous faire l’affront de vous maintenir encore à votre poste et dans le même temps de nous parler de « Grande Démocratie » ?

Comment ne pouvez-vous pas avoir la sagesse et la dignité de vous retirer ?

Vous êtes dans une impasse totale et vous persistez à maintenir le cap, avec l’appui de votre gouvernement inique, à vouloir emmener tout le peuple avec vous !?

Mais le peuple ne veut pas, Monsieur, le peuple ne veut plus. Le peuple en a marre, Monsieur. Le peuple en a marre de ces arracheurs de dents, de ces conflits d’intérêts, de cette corruption généralisée, de ce bafouement des lois et des institutions, de ce piétinement de ses droits et de sa constitution et de cette soumission au monde prédateur et psychopathe de la finance.

 

Nous assistons depuis quelques années à une réelle descente aux enfers. Toutes les décisions qui sont prises par la classe politique au pouvoir le sont à l’encontre absolue du bien commun. Vous n’avez de compte à rendre qu’au monde de la finance, qui vous a fait élire et qui détruit tout sur son passage.

Mais comment pouvez-vous rester sourd à toutes les justes revendications des français qui sont de plus en plus nombreux à ne plus vouloir de cette gestion calamiteuse de la chose publique ?

 

 

 

 

Le navire prend l’eau, vous êtes le capitaine et vous refusez de voir que le bateau va couler. Tous les voyants sont au rouge, tous les passagers veulent évacuer mais vous leur ordonner de rester ? Pour couler avec vous ?

 

Non monsieur, non, mille fois non !

 

Les passagers vont prendre leur destin en mains, ignorant les injonctions du commandement. Les passagers se rebellent car ils n’ont absolument pas l’intention de vous suivre vers les abîmes. Les passagers veulent vivre. Les passagers sont la vie !

 

Monsieur le Président François Hollande, les institutions de la Ve République sont pourries, tout comme les planches de bois d’un navire qui a navigué bien trop longtemps. L’heure est venue de changer d’embarcation. L’école qui forme les capitaines est obsolète. Les règles de navigation ne sont plus adaptées à l’Histoire qui est en marche. La boussole ne trouve plus le nord. Les costumes d’apparat ne sont plus que des oripeaux. Les belles paroles d’antan ne trouvent plus d’écho et se perdent dans la brume.

 

Tous les peuples du monde sont tournés vers l’avenir. Notre modèle sociétal est obsolète. Nous vivons pourtant une époque formidable qui demande à chacun d’inventer, de créer des modèles viables, durables et pérennes pour l’humanité toute entière.

Pourtant, votre « caste » refuse de libérer toutes les énergies créatrices qui permettraient une transition apaisée vers cette société nouvelle que tous les êtres humains appellent de leurs vœux.

 

 

Monsieur le Président, vous n’êtes pas à la hauteur de la tâche qui vous incombe et vous ne l’avez jamais été. En réalité, cette tâche vous a été confiée par des « milieux » qui sont les seuls auxquels vous avez des comptes à rendre. Et nous en sommes tous très amers. Très amers !

 

Il y a désormais une urgence absolue à passer à un autre système de gestion de la chose publique parce que ce n’est plus tenable. Et vous le savez pertinemment. Les institutions de la Ve république et le mode de fonctionnement de l’Etat sont totalement antidémocratiques. Ils ne correspondent absolument plus à notre société d’aujourd’hui qui est au bord de la banqueroute et qui demande à ce que toutes les énergies créatrices soient libérées de manière systématique afin que l’humanité puisse relever tous les défis qui se présentent. Nous avons aujourd’hui à notre disposition toutes les technologies et tous les outils pour le faire. Il ne nous manque plus que la volonté des hommes et des femmes qui en ont la responsabilité. Malheureusement, nous constatons que ces personnes, qui devraient impulser cet élan, sont enfermées dans le déni et la seule volonté d’accéder et de se maintenir au Pouvoir. Et la seule réponse à notre volonté d’aller de l’avant est la répression aveugle. Est-ce cela votre notion de la démocratie ?

C’est absolument dramatique et lamentable !

 

Mais cela ne va plus pouvoir durer parce que nous sommes à l’aube d’un basculement. Ce changement de paradigme sociétal est inéluctable. Si vous en aviez le courage, vous pourriez vous enorgueillir de mener la France vers ce formidable combat que nous serions tous très fier de mener. Au lieu de cela, vous restez enfermé dans un système de pensée mortifère qui nous mène tous à un désastre.

La seule chose qui pourrait encore nous donner quelques soupçons de bienveillance à votre égard serait que vous démissionniez ou que vous fassiez en sorte de mettre en place une Assemblée Constituante Populaire qui permettrait enfin à toute la nation de prendre son destin en mains en formant un « système de gouvernance ouvert », viable et en phase avec notre époque.

 

 

 

 

 

Nous ne pouvons plus attendre, Monsieur. La route sur laquelle vous nous menez est sans issue. Vous, nous, tout le monde en a conscience.

Et vous avez l’impératif devoir, de par vos responsabilités, d’ouvrir toutes les portes.

 

Le peuple tout entier vous en serait pourtant reconnaissant. La France n’attend que cela. Le monde n’attend que cela.

Mais malheureusement, vous semblez en être totalement incapable.

 

C’est dramatique et encore une fois, insupportable. Mais l’Histoire est en marche. Elle se fera sans vous et ne retiendra de votre passage que bien peu de souvenirs positifs…

 

 

Je ne vous salue pas, Monsieur, vous ne le méritez pas.

 

 

Yves CHOUARD

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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:11

                                                                                  Château-Landon le 29 octobre 2014



 

 

                                                                                   Madame Marisol TOURAINE 

                                                                                   Ministre des Affaires sociales,

                                                                                   de la Santé et des Droits des femmes

                                                                                   14 Avenue Duquesne

                                                                                   75007 Paris

 

 

Madame la Ministre,

 

Je prends la plume aujourd’hui pour vous signifier, si besoin en était encore, que le peuple français est à bout. A bout de ces politiques successives qui mènent la France dans le marasme, qui piétinent nos droits les plus élémentaires, qui prend des décisions sociétales à l’encontre absolu du bon sens et qui réduit de plus en plus de français à vivre en dessous d’un niveau de vie décent, alors que notre pays fait partie des plus riches du monde.

 

Lors de la cession parlementaire du 23 octobre dernier, l’assemblée nationale a voté, avec l’appui du gouvernement, un amendement au PLFSS (plan de financement de la sécurité sociale) renforçant les sanctions et par conséquent criminalisant les français qui oseraient braver les institutions en voulant se soustraire aux régimes de sécurité sociale obligatoires.

Madame la Ministre, vous qui êtes en charge des affaires sociales, avez-vous seulement conscience de la situation désastreuse que rencontre un nombre croissant d’artisans et de commerçants et de travailleurs indépendants? Ces centaines de milliers de française et de français qui pour la plupart on investi tout de leur vie, depuis plusieurs décennies, pour alimenter la société en produits ou en services de première nécessité, pour en fin de compte se voir littéralement rackettés et mis à la rue par des organismes chargés par l’Etat de recouvrir des cotisations soi-disant pour soutenir la solidarité nationale. Ce système marche sur la tête et vous continuez à l’alimenter, vous et toute la classe politique, alors que dans le même temps, des personnes sensées ont des solutions qui permettraient de trouver l’équilibre. Mais ce genre de chose semble totalement inaccessible intellectuellement à la classe politique, totalement coupée des réalités.

 

Madame la ministre, par cet amendement, l’assemblée nationale et le gouvernement ont signé, littéralement, une déclaration de guerre au peuple français.

Je pense que vous ne vous rendez pas compte de ce qui est en train de se passer :

De par la crise systémique et sociétale qui secoue notre pays, le chômage est en augmentation constante malgré toutes les gesticulations iniques du gouvernement. De plus en plus  d’artisans de commerçants et de travailleurs indépendants, principaux pourvoyeurs d’emplois et de production de bien de consommation du pays, se retrouvent exsangues.

Nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus être en mesure de subvenir à nos besoins les plus fondamentaux.  Mais dans le même temps, l’Etat et ses divers organismes multiplient les impôts, les redevances, les charges et taxes diverses et variées, dont certaines sont totalement aberrantes. Il est proprement insupportable de se rendre compte que la classe politique – et le parti socialiste en particulier – n’a trouvé qu’une seule méthode, depuis des décennies, pour solutionner tous les problèmes sociétaux : Créer des taxes, des taxes, encore des taxes, toujours des taxes. Et le résultat, c’est qu’aucun problème n’est solutionné, bien au contraire.

 

 

Intellectuellement c’est déjà insoutenable pour des personnes normalement constituées, mais au-delà de cela, c’est toute cette façon de penser et de gérer la chose publique qui est absolument inique. Et nous voyons, d’années en années, de mandats en mandats, nos dirigeants persister dans cette voie sans issue. Alors que toutes les solutions existent.

 

Ce qui en résulte, c’est que nous sommes arrivés à un point où la pression, qu’elle soit financière ou psychologique, est devenue absolument intolérable pour une majorité de français. D’autant qu’un nombre grandissant a parfaitement conscience que ces dérives sont dues au fait que les politiciens professionnels sont totalement incompétents à gérer le bien commun et que les deux grands partis politiques qui se partagent le pouvoir sont totalement, irrémédiablement coupés des réalités de la vie de millions de français puisqu’ils n’ont aucun comptes à leur rendre. Et tout le problème est là, en fait…

 

Alors, soit, l’assemblée nationale et le gouvernement ont décrété que les français qui oseront braver les décisions iniques du gouvernement (qui soit dit en passant est le plus impopulaire de la Ve république) et nos institutions totalement antidémocratiques, seront désormais traités comme de vulgaires délinquants et pourront être jetés en prison, ou exsangues, se verront infliger des amendes dont ils ne pourront s’acquitter qu’en hypothéquant leur vie même. Mais alors, il faudra construire beaucoup plus de prisons ou jeter à la rue des milliers de français qui auront travaillé honnêtement toute leur vie. Est-ce vraiment à cela qu’aspire votre gouvernement soi-disant « socialiste » ?

Je doute fort, madame la Ministre, que cette voie amène la sérénité à laquelle nous aspirons tous. Je doute fort qu’elle vous rende populaire. Cela ne va faire qu’aggraver une situation déjà totalement délétère et pousser le peuple à encore plus de mécontentement, voire à la révolte, qui est déjà dans pas mal d’esprits.

 

Ce qui devient de plus en plus incompréhensible et littéralement intolérable pour nous, le peuple de France, c’est de vous voir, vous et vos collègues, totalement enfermés dans un système de pensée qui mène le pays à la ruine, ou plus exactement, qui ne profite qu’à un petit nombre.

Votre gouvernement n’a strictement aucune vision pérenne, n’ayant des comptes à rendre qu’au seul monde de la finance. 

Madame la Ministre, votre gouvernement est sur une voie mortifère. La majorité des décisions qui sont prises le sont à l’encontre du bon sens et plus cela va, pire c’est. Jusqu’où comptez-vous aller ? Jusqu’à la rupture ? N’avez-vous donc, vous et vos collègues d’autre vision pour votre pays et pour vos congénères ?

 

Les français n’en peuvent plus de se voir infliger autant d’austérité, quand dans le même temps ils savent que la richesse nationale n’a jamais été aussi florissante et alors qu’ils voient leurs « représentants » se pavaner dans les palais dorés de la République.

 

Non, madame la Ministre, la situation n’est plus tenable et le peuple de France en a gros sur la patate.

Parce que la classe politique dans sa quasi intégralité fait fausse route et que les français, dans une part de plus en plus grandissante, ne veulent plus de cette façon de gérer la chose publique. Vous le savez pourtant, à la suite des différents résultats électoraux qui vous montrent à chaque fois et de plus en plus clairement, que les français dans leur grande majorité, rejettent en bloc le système politique de la Ve république, qui s’est dégradé d’années en années, pour n’être plus aujourd’hui qu’un système moribond.

La constitution est bafouée en permanence, les institutions sont totalement verrouillées par la classe dirigeante, la justice fonctionne à deux vitesses et les droits des français sont piétinés.

 

Sachez enfin, madame la Ministre, que de par la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la résistance à l’oppression et la désobéissance font partie de nos droits les plus imprescriptibles gravés dans le marbre, et que de plus en plus de français sont enclins à les faire valoir. 

 

Souhaitant que vous saurez mesurer la gravité de la situation et que vous saurez agir en conséquence, veuillez agréer, madame la Ministre, mes salutations.

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Published by Yves CHOUARD - dans Humeurs
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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 05:26


 

 

Pour toutes celles et ceux qui n’ont pas encore appréhendé l’idée d’une assemblée constituante, voici quelques éléments qui vous permettront une approche simple pour comprendre de quoi il s’agit exactement.

N’étant cependant pas un spécialiste ni un érudit, je ne prétends pas ici faire une démonstration ni une analyse précise et exhaustive. Il s’agit plutôt d’une approche pédagogique destinée à être comprise facilement par le plus grand nombre.

Vous pourrez trouver beaucoup plus de détails et d’informations sur :

http://chouard.org/blog/

http://www.le-message.org/?lang=fr

 

Tout d’abord, pour comprendre la situation d’impuissance politique dans laquelle se trouve le peuple, il est primordial de comprendre que cette impuissance est écrite et programmée dans la constitution.

Pourquoi ? Parce que la constitution, qui est le texte qui régit et organise les pouvoirs publics et les institutions de la République, est écrite par ceux-là même qui devraient la craindre.

Et TOUT le problème est là et nulle par ailleurs !

Tout ce que nous subissons de la part de la classe politique réside dans ce seul fait.

 

C’est la raison pour laquelle si nous voulons changer le fonctionnement de nos institutions, nous n’avons aucun autre choix que d’écrire nous même la constitution. Nous-mêmes, c'est-à-dire nous LE PEUPLE, dans son entièreté. Nous ne devons à aucun pris laisser les professionnels de la politiques écrire la constitution à notre place. Car, sinon, toujours, les pires gouverneront.

 

Oui, mais alors, comment faire ?

Il faut déjà commencer par comprendre que le régime républicain a toujours été imaginé et défendu et rédigé par des politiciens professionnels issues de la bourgeoisie et de l’aristocratie, qui ont toujours su que s’ils laissaient le peuple gérer lui-même ses affaires, ils n’auraient aucuns moyens de le dominer.

D’où l’idée nouvelle développée et propulsée par Etienne Chouard (qui est mon homonyme), qui est que la constitution, pour qu’elle puisse défendre la souveraineté du peuple, doit être écrite par le peuple lui-même. Ce qui n’a jamais été le cas jusqu’ici ! Elle a toujours été écrite par ceux qui devraient la craindre. Or, pour éviter ce profond conflit d’intérêt, il n’y a donc qu’une seule solution : Il faut que le peuple s’empare de sa « citoyenneté », se responsabilise pour que nous mettions en place une véritable Assemblée Constituante Populaire et Citoyenne. L’idée novatrice réside dans le fait que, pour éviter que les professionnels de la politique ne puissent récupérer le « bébé », nous devrions utiliser une certaine dose de tirage au sort pour ce qui concerne les Constituants, qui formeront l'Assemblée Constituante.

 

Tout d’abord, une assemblée constituante, qu’est-ce que c’est ?

Une assemblée constituante est une institution collégiale avec pour tâche la rédaction, ou l'adoption, d'une constitution, c'est-à-dire le texte fondamental d'organisation des pouvoirs publics d'un pays.

Comment fonctionne-t-elle ?

La façon dont les membres de l'assemblée sont désignés dépend des circonstances et des pays. Ils peuvent être désignés expressément pour cette tâche, ou bien avoir d'autres fonctions institutionnelles, voire s'autoproclamer. En effet, l'assemblée peut détenir le pouvoir constituant en vertu de la précédente constitution (on parle alors plutôt de révision), ou bien par les circonstances de faits, suite à une crise de régime (révolution, guerre civile, coup d'État, invasion…).

Le résultat des travaux de l'assemblée constituante peut n'être qu'un projet qui devra être entériné par le détenteur du pouvoir (par exemple un référendum). Il peut être une constitution entièrement nouvelle ou une simple modification plus ou moins importante.

 

Ca c’est la façon dont ont toujours fonctionné les assemblées constituantes.

Il faut aussi savoir qu'il y a déjàeu, dans l'histoire de France, 5 Assemblées Constituantes. Pourtant, personne n'en a jamais entendu parler et ce n'est pas enseigné à l'école !

 

Mais qu’est-ce qui nous empêche d’inventer une autre méthode ? Rien, strictement rien ! Nous innovons dans tous les domaines de la vie. Alors innovons en politique. Il est plus que temps !

 

Les professionnels de la politique, tous issus des grands partis, nous font croire par tous les subterfuges que l’on ne peut rien changer. Que nous devrons les subir toute notre vie. Que nous sommes condamnés à l’immobilisme, voire à la régression. Mais nous devons impérativement nous enlever cette pollution du cerveau ! La vie n’est que changement, partout, tout le temps. Comment se fait-il qu’il n’y ait qu’au niveau de la politique que ça ne pourrait pas changer ? C’est comme cela qu’ils nous tiennent. Mais dès que chacun aura opéré cette modification mentale, il en sera terminé de cette supercherie.

 

L’idée nouvelle, donc, vers laquelle nous devons tendre et autour de laquelle nous devons tous nous unir pour qu’enfin, nous puissions prendre notre destin en mains et ne plus le laisser aux usurpateurs, est que nous, le peuple dans son entièreté et dans toute sa diversité, nous prenions le contrôle de nos institutions.

C’est LA solution !

Pour cela, il nous faut organiser une coalition de tous les corps qui composent la société afin d’ordonner à toute la classe politique de nous laisser écrire les règles du fonctionnement de l’Etat.

 

Pour ceux qui se posent la question de savoir comment on procèdera, parce que ça paraît compliqué, il faut bien comprendre qu’en fait c’est relativement simple à mettre en place.

 

Je ne vais pas vous donner les détails ici, mais il faut savoir plusieurs choses :

 

1°- Nous sommes suffisamment intelligents et nombreux pour arriver à trouver des solutions.

2°- Nous sommes les seuls à savoir ce qui est bon pour nous.

3°- Nous savons pertinemment que la classe politique agit contre nos intérêts.

4°- Nous savons pertinemment qu’ils ne nous représentent pas.

5°- Si nous mettons en commun l’énergie de plusieurs millions d’individus, il ne fait strictement aucun doute que de cette fourmilière jailliront des idées et des solutions exceptionnelles.

6°- Si l’on établit des règles et que l’on s’aperçoit qu’elles ne fonctionnent pas, qu’est-ce qui nous empêchera de les modifier ? Rien, strictement rien !

7°- Il y a suffisamment de savoir et de moyens pour que nous unissions toutes nos énergies pour faire émerger des idées brillantes.

8°- Nous ne devons plus laisser aux politiciens professionnels le soin d’écrire les règles et les lois qu’ils doivent craindre.

 

 

Nous sommes tous concernés, sans aucune exception. Nous sommes tous responsables de ce qui nous arrive. Ce qui nous arrive est de notre seule faute car nous avons été négligents, nous avons laissé s’installer l’ignoble sans réagir. Et là, nous n’avons plus d’autre choix que d’agir, tout de suite, maintenant !

 

Yves Chouard

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 10:37

Appel National pour une grève Générale

 

Françaises, Français,

L’heure est venue pour une mobilisation générale !

 

Devant l’ampleur de la catastrophe dans laquelle nous a plongé toute la classe politique, nous n’avons plus d’autre choix que de nous insurger !

Cela fait des lustres que nous assistons à la déconfiture de notre pays, avec certes, des mouvements d’indignation sporadiques, mais sans aucune véritable mobilisation générale. Alors que nous sommes tous conscients de supporter l’insupportable !

Nos représentants ne nous représentent pas. Ils sont tous acquis au monde prédateur et psychopathe de la finance et des lobbies militaro-industriels.

Nous, le peuple, n’avons plus aucune voix au chapitre. Nicolas Sarkozy s’est purement et simplement assis sur le référendum et le PS s’est empressé de lui emboîter le pas.

Ils nous ont divisés, ils nous ont rendus individualistes et ces deux seules raisons font qu’à l’heure actuelle, alors que nous aurions déjà dû agir depuis longtemps, nous sommes incapables de nous unir pour préserver nos droits et nos valeurs et de faire respecter une cohésion sociale, qui seule nous permettra d’aller de l’avant dans la solidarité.

Mais ne nous y trompons pas : Nous n’avons pas que des droits. Nous avons aussi des devoirs.

Et le plus indispensable de nos devoirs, aujourd’hui, est celui de prendre nos responsabilités afin de rétablir une société dans laquelle chacun pourra s’épanouir et s’émanciper. Où toutes les créativités qui permettent à l’humanité de véritables avancées seront libérées !

 

Nous demandons à chacun et chacune de se mobiliser, de mobiliser tous ses proches et tous ses contacts afin d’organiser sur tout le territoire français, le plus rapidement possible UNE GREVE GENERALE.

Que tout le peuple, quelles que soient ses origines, ses opinions et ses affinités, non pas demande, mais ordonne d’une seule et même voix les choses suivantes :

 

1°- La destitution de toute la classe politique et la déclaration   d’illégitimité de tous les partis politiques dans leur forme actuelle.


2°- La mise en place d’une Assemblée Constituante Populaire et Citoyenne, pour la rédiger une nouvelle Constitution véritablement écrite par et pour le peuple. Avec interdiction formelle à tous les politiciens professionnels ayant eu des responsabilités d’y siéger. Car, en aucun cas, ceux qui sont tenus de faire respecter la loi, ne peuvent être ceux qui l’écrivent. En aucun cas, ceux qui sont tenus de faire respecter la constitution ne peuvent être ceux qui l’écrivent !


3°- Le démantèlement ou la refonte totale de l’ENA, polytechnique, HEC et de toutes les grandes écoles qui forment à la haute fonction publique.


4°- La nationalisation de TOUS les services publiques : Energie, eau, transports, santé, éducation, médias, etc…


5°-  La libération générale et totale des énergies.


6°-  La protection absolue de l’enfance. Car toute société qui n’est pas capable de protéger ses enfants est une société en perdition.


7°- La création d’un tribunal populaire et citoyen d’exception qui sera chargé de juger tous les responsables politiques qui ont trahi la Nation et qui sont soupçonnés d’intelligence avec l’ennemi.

 

 

Nous demandons à toutes les forces vives de la nation de prendre part à ce mouvement, en mettant de côté toutes les luttes intestines. Seul importe aujourd’hui de redresser le pays. Et le monde entier nous en sera reconnaissant !

 

TOUS UNIS POUR PRENDRE LE CONTROLE DE NOS INSTITUTIONS

 


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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:57

En cette fin de mois de mai 2014, après les résultats des élections Européennes, qui ont, sans nul doute, créé un cataclysme au sein de notre société française, et plus particulièrement dans le microcosme politique, nous sommes arrivés à l’heure des constats. Cependant, la débâcle était prévisible. Prévue même !

Alors,  nous observons, avec effroi pour les pessimistes et les trouillards, et avec bonheur pour les optimistes et ceux qui croient en des jours meilleurs, que la Ve République vit ces dernières heures.

Comme je fais partie des optimistes, je dis : Ouf ! Il était temps. Car il faut bien désormais le clamer haut et fort :

Nous n’avons plus d’autre choix que de refonder une constitution, avec un nouveau modèle politique. Dans lesquels tous les citoyens volontaires auront le droit et le devoir de s’impliquer.

 

Ces résultats électoraux, il fallait s’y attendre. Non seulement ils étaient préparés, consciemment ou inconsciemment, par toute l’intelligentsia politico-médiatique, mais ils sont également le fruit de décennies d’incompétences cumulées et du dévoiement de nos institutions et de l’ensemble de la classe dirigeante.

La création de richesses exponentielle a propulsé le monde dans un délire de corruption généralisée, en même temps que la mise en exergue de toutes les bassesses humaines.

 

Quels constats pouvons-nous donc tirer de la situation actuelle ?

 

1°- Les partis politiques ne sont plus en mesure de gouverner le pays. Leur fonctionnement même leur interdit d’avoir une vision à long terme, dans l’intérêt du pays, voire du monde. Ils sont la preuve flagrante de la sclérose et de l'immobilisme qui nous empêchent de changer tout ce qui devrait l'être.

 

2°- Les partis politiques ont participé, depuis leur origine, à la manipulation des idées, des opinions et des institutions. Cela a pu perdurer pendant deux siècles, mais nous sommes à l’aube d’une ère nouvelle, pour laquelle, si nous voulons créer des mesures fiables pour l’ensemble de l’humanité, nous devons nous défaire, sans concession, de toutes ces doctrines mortifères qui ont causé tant de barbarie, plus particulièrement au cours du XXe siècle.

 

3°- Nous assistons, impuissants, depuis des décennies, à la mise en place de lois scélérates, de traités anti-démocratiques, qui plongent le peuple français dans une situation effarante d’immobilisme, d’impuissance et  d’abandon de tout ce qui fait et faisait sa force.

 

4°- Nous assistons sans rien faire, de la part de toutes ces soi-disant « élites » à un véritable déni de démocratie, à une arrogance de leur part, face à leur incompétence à gérer la Nation et à leur malhonnêteté, qui sont proprement inadmissibles et insupportables.

 

5°- Nous assistons, atterrés, aux transferts de nos richesses vers la finance privée ou vers des paradis fiscaux. Toutes ces richesses, fruits du travail de toutes les femmes et de tous les hommes de la nation, ne profitent plus qu’à une petite minorité.

 

6°- La souveraineté du peuple, élément inaliénable de notre constitution, nous a été confisquée par la classe politique. Ce qui aurait dû provoquer un énorme élan de mécontentement de la part de tous. Mais pourtant, nous n’avons pas réagit.

 

7°- nous sommes trahis et dépouillés par ceux-là même qui sont censés nous protéger et protéger les valeurs de la France.

 

Devant tous ces constats plus qu’alarmants, certes, de ci, de là, des voix s’élèvent pour dénoncer toutes ces forfaitures. Mais les partis politiques ont tellement semé le trouble et la division, que nous sommes à l’heure actuelle, incapables de nous unir, indépendamment de nos différents coutumiers, pour mettre un terme à cette imposture démocratique.

Où sont les intellectuels, les instruits, les lettrés, les artistes, qui de par leurs visions humanistes et leur charisme auraient les moyens de fédérer le peuple ? Mis à part une cacophonie ambiante, sur internet et les réseaux sociaux, dans laquelle chacun essaie de se placer pour en retirer un bénéfice pour son égo, nous ne voyons poindre aucune véritable union qui pourrait rassembler la majorité des français dans un projet de société nouvelle, dont la création est et sera notre prochain défi collectif pour les années à venir.

 

Prémisses du changement ?  Nous assistons en ce moment à des règlements de comptes entre les requins. Entre mafieux, devrais-je plutôt dire ! Car il est bien évident que le fonctionnement oligarchique de nos institutions s’apparente plus à un système mafieux qu’à celui d’une société démocratique.

 

Mais quand les français vont-ils avoir le courage et la solidarité nécessaire pour se lever d’une seule voix pour obliger la classe dirigeant le législatif, l’exécutif et le judiciaire, à nous donner les clefs de nos institutions ?

 

Car nous seuls, le peuple tout entier, avons la sagesse et la créativité nécéssaire pour fonder une société meilleure.

 

 

AUX ARMES CITOYENS !

LE MOMENT EST VENU DE NOUS LEVER TOUS ENSEMBLE.

ET IL EST HISTORIQUE.

 

 


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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 10:36

Pétition pour la destitution de François Hollande,

Président de la République Française.

 

Cela fait 2 ans que Monsieur François Hollande a été élu président de la République Française.

Il n’a pourtant été élu que grâce aux voix de 25 % des inscrits sur les listes électorales.

A ce jour, sa côte de popularité est la plus basse de toutes les législatures présidentielles de la Ve République avec seulement 18 % ( !) d’opinions favorables.

Chaque jour qui passe nous offre les preuves que cette personne n’a ni les compétences, ni la volonté pour diriger et représenter notre nation.

Depuis son élection au poste suprême, l’image de la France n’a cessé de se dégrader à travers le monde et la situation à l’intérieur de notre pays n’a cessé d’empirer pour atteindre des sommets de déni de démocratie et de chaos social proprement insupportables.

De par la stratégie politique qu’il a mise en place avec ses acolytes, nous pouvons nous apercevoir sans aucune difficulté que ce personnage ne fait que se plier aux injonctions, d’une part des marchés financiers prédateurs, d’autre part d’intérêts étrangers ou bien encore d’intérêts privés qui vont à l’encontre total des intérêts fondamentaux de la nation. Cela porte deux noms : Collaboration avec des puissances étrangères, collaboration avec l’ennemi et  haute trahison !

 

En effet, cet homme n’a jamais eu, ni la stature, ni le charisme, ni la volonté pour porter et protéger son peuple.

Malgré cela, il continue et nous le laissons continuer de s’obstiner à mener notre pays dans une voie sans issue qui, de toute évidence, va nous mener à court terme  à la catastrophe dans tous les domaines.

 

Il personnalise à lui tout seul, la quintessence du déni, de l’arrogance, de la schizophrénie, du mensonge, de la propagande honteuse, de la misère intellectuelle, de la trahison, de toute la classe politique, en somme de la déchéance nationale.

 

Par conséquent, il est de notre plus haute responsabilité, à nous, français, de tous bords, de toutes origines, de toutes opinions politiques, de faire en sorte que cette situation cesse dans les plus brefs délais. Parce que nous voyons notre pays s’enfoncer de jours en jours vers des abîmes d’où il sera extrêmement difficile de revenir.

 

Nous ordonnons donc, vu les circonstances exceptionnelles actuelles, aux élus siégeant à l’Assemblée Nationale et au Sénat, de mettre en place une procédure de destitution de Monsieur François Hollande, Président de la République Française, prévue dans l’article 68 de la constitution de la Ve République.

 

Nous préconisons dans le même temps, que soit mise en place une procédure pénale à son encontre, pour manquement grave à ses fonctions et à ses responsabilités, fait de haute trahison et collaboration avec des puissances et intérêts étrangers incompatibles avec les intérêts de la nation.

 

 

Pour le peuple de France         

 

Pour signer la pétition c'est ici:  link

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27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 11:28

Mesdames, Messieurs,

 

       A vous écouter, à vous entendre, à vous observer agir, un constat simple et évident nous saute aux yeux :

Vous n’êtes pas compétents à gérer l’Etat.

Même si la France est et reste un pays riche, il  n’est qu’à regarder les déficits chroniques des budgets qui se succèdent, de nos services publics et de nos institutions pour s'apercevoir de votre incompétence.

Pire encore, non contents d'en rester là, vous avez opté pour un sabordage pur et simple, systématique de notre pays, de Votre pays !

       Par votre vote qui entérine le Traité de stabilité de la coordination et de la gouvernance (TSCG) ainsi que le MES vous vous rendez nous seulement responsables – et seuls responsables - mais de surcroît coupables devant l’Histoire de la trahison méthodique de votre Nation.

A vous entendre, vous seuls êtes aptes à gérer ces choses-là. Le peuple est ignorant. Le peuple ne connaît rien à cette chose qu’est la politique. Le peuple est inapte à solutionner ces problèmes qui le dépassent.

Quand certains  vous posent des questions qui vous dérangent, vous osez répondre : « Ecoutez, la politique c’est sérieux ». Sous entendu : Ces questions ne regardent personne à part nous, je ne vous répondrai pas, vous n’y connaissez rien et le peuple n’a pas à en être informé.

Ce genre de comportement méprisant et arrogant n’est plus supportable. Il n’est pas digne d’un pays démocratique.

       Vous avez définitivement tourné le dos à votre peuple que vous êtes censés représenter et dont porter les intérêts devraient être le but suprême de votre  mandat. Vous n’avez aucune vision, vous n’avez aucun sens des valeurs mis à part celui de maintenir la République dans son carcan archaïque et obsolète.

Fort heureusement pour vous, vous n’avez, en l’état actuel, aucun compte à rendre au peuple, puisque vous avez manipulé nos institutions de sorte que nous sommes totalement impuissants face à vos agissements ignobles. Vous pouvez donc continuer allègrement de vous pavaner dans les salons dorés de la République. Vous pouvez continuer à dilapider la richesse nationale. Vous pouvez continuer à vous octroyer des salaires et des indemnités substantiels. Vous pouvez continuez à vous complaire dans votre arrogance. Vous pouvez continuer à mépriser l’expression de nos mécontentements.

Mais cela ne pourra pas durer bien longtemps.

        Comment est-il possible qu’en lisant les journaux, en écoutant ce qui se dit sur les médias, vous n’ayez pas conscience d’être dans l’erreur et de tous nous précipiter vers le chaos. Vous savez pourtant - ce n’est pas nouveau -  que la rupture avec votre électorat est plus que consommée. Pourtant vous continuer d’agir en l’ignorant avec la plus insupportable suffisance.

Le fossé abyssal qui désormais vous sépare du peuple qui vous a donné mandat n’est plus discutable.

Ce fossé s’élargit de jour en jour et vous continuez de le creuser.

        Le microcosme de la finance internationale, totalement irrationnel, met à genoux 99% de la population mondiale. Ses règles impitoyables et prédatrices ravagent tout sur leur passage. Dans cette nébuleuse destructrice, il n’y a aucun scrupule, aucun état d’âme, aucune conscience à part celle du profit maximum immédiat. Ce microcosme dicte ses lois au monde entier et vous n’êtes devenus que ses pâles serviteurs.

Alors, certes, cette crise est bien une crise globale. Car c’est bien l’humanité toute entière qui traverse cette crise profonde. Par conséquent, c’est de manière globale que nous la résoudrons. Mais de par vos agissements, vous en portez la lourde responsabilité.

       Non, Mesdames, messieurs, nos représentants et nos dirigeants, vous n’êtes plus aptes à diriger notre pays. Vous n’êtes plus aptes à apporter des solutions. Vous n'êtes plus dignes non plus de porter nos couleurs. Vous ne nous représentez plus. Vous ne dirigez plus que l’arbitraire.

La crise que nous traversons n’est pas une crise économique. Elle est une crise structurelle, politique. Une crise de conscience, de courage et de bravoure. Et vous n'êtes pas à la hauteur de la tâche.

       L’humanité est à un tournant de son évolution. Elle doit se remettre profondément en question.  

Mais cet évènement vous dépasse totalement et vous n’avez pas les capacités à y faire face.

Seul le peuple est désormais en mesure d’apporter les solutions à ces problèmes qui vont bientôt nous submerger tous si nous ne faisons rien.

       Nous, le peuple, ne pouvons plus vous laisser agir de la sorte sans rien faire. Nous devons prendre nos responsabilités, quoi qu’il nous en coûte.

 

Yves CHOUARD

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 23:35

HPIM0411

Article publié par Magali sur le blog  http://contrelacour.overblog.fr

Reproduction avec son aimable autorisation.

Le lien en fin d'article.

 

 

 

 

 

Mesdames, Messieurs les députés français,

 

 

Certains d'entre vous ont choisi, en mars dernier, de ratifier le Traité établissant un Mécanisme européen de stabilité (MES).
Lors des débats, rien n'a été fait pour encadrer les négociations futures qui seront menées par le ministre des finances pour déterminer le montant des aides accordées.
Vous, parlementaires, acceptez ainsi d'être une simple chambre d'enregistrement des mesures négociées par le seul gouvernement.

Ainsi, l'accélération des réformes européennes met en lumière un déficit démocratique croissant interne à la France.

L'extension des compétences déléguées aux institutions européennes conduit le chef de l'Etat, via le Conseil européen, à prendre directement des décisions qui devraient nécessiter la participation active du Parlement.
En effet, l'exercice des relations internationales, qui appartient au gouvernement, prive de plus en plus notre Parlement de l'exercice normal de la souveraineté.

Ce fonctionnement est un déni du principe de la séparation des pouvoirs entre le Parlement et le gouvernement.

Par conséquent, en ratifiant ce type de Traités, sans exiger de contreparties de la part du gouvernement, vous abandonnez la souveraineté exercée par le peuple, lequel vous l'a déléguée pour votre mandat, mais laquelle ne vous appartient pas.


De même, en acceptant, par votre silence, les différents règlements européens qui renforcent la discipline budgétaire depuis la mise en place de l'euro, vous participez à votre propre désaisissement.

Dois-je vous rappeler les propos tenus par Monsieur Pascal Terasse, député en 2010, qui estimait que "la logique de souveraineté budgétaire des Etats ne vaut que dans la mesure où l'Etat est dans une situation financière saine"?
Comment citoyens, pouvons-nous entendre ce type de propos?

En conséquence, puisque vous n'estimez plus être de votre devoir de défendre la souveraineté populaire dans le cadre des réformes européennes, j'entends exercer moi-même cette souveraineté.

Je demande donc que tout nouveau texte européen soumis à votre ratification fasse l'objet d'un référendum. Je pense en tout premier lieu au Pacte budgétaire (TSCG).
Seul le peuple semble être désormais en mesure de s'opposer à des Traités qui donnent pouvoir à des institutions dénuées de toutes légitimité démocratique.

Il en sera ainsi tant que vous n'aurez pas, à l'instar des parlementaires allemands, exigé que votre avis (c'est à dire le mien) soit pris en compte par le gouvernement dans l'écriture et la négociation des textes européens.
Il me semble tout à fait inopportun qu'un texte nous obligeant, notamment, à instituer une règle d'or budgétaire ait pu être négocié sans votre participation.
Il en va de même pour tous les textes relatifs à la gouvernance économique de la zone euro.


Cordialement

 

 

http://contrelacour.over-blog.fr/article-lettre-ouverte-aux-parlementaires-fran-ais-pacte-budgetaire-et-compagnie-109446469-comments.html#anchorComment

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 18:59

 

 

 

Madame la Députée, Monsieur le député,

 

 

Vous avez récemment été élu(e) ou réélu(e) à l’Assemblée Nationale pour représenter et porter les voix des citoyens de vos circonscriptions respectives.

Hors, nous sommes de plus en plus nombreux à observer depuis de nombreuses années, que nos voix ne sont pas entendues, que nos attentes ne sont pas prises en considération et que notre mécontentement est ignoré par nos responsables politiques. D’où une rupture de plus en plus évidente et profonde entre la population française et ses représentants.

Nous constatons également de graves dysfonctionnements au sein nos institutions (corruption, conflits d’intérêts, ignorance de la volonté populaire face au non majoritaire lors du référendum sur le traité de Lisbonne, cumul des mandats, classification en « secret défense » d’affaires sensibles mettant en cause de hauts responsables, etc, etc, …). La liste est malheureusement trop longue.

Même le parlement se retrouve aujourd’hui avec des pouvoirs extrêmement restreints.

Nous sommes de plus en plus nombreux à trouver cela tout à fait inadmissible et insupportable, ce dont vos prédécesseurs et vous-même portez la responsabilité puisque votre mandat de Député(e) vous permet d’influencer directement les décisions nationales.

Ces dysfonctionnements résultent en particulier du fait que bien des lois ont été adoptées et continuent de l’être, sous diverses législatures, de sorte que ce n’est pas le peuple qui s’exprime à travers ces lois, mais les règles, les doctrines et les intérêts des grands partis politiques et des grands lobbies industriels, dont les connivences ne sont plus un secret pour personne .

Ceci n’est plus acceptable pour un nombre grandissant de françaises et de français et nous sommes de plus en plus nombreux à en être indignés, voire scandalisés.

 

Les conséquences les plus graves et les plus marquantes sont :

-        Notre constitution est bafouée et remodelée en fonction d’intérêts privés et ne permet plus d’assurer un fonctionnement démocratique de nos institutions.

-        Nos institutions ont été verrouillées par les « élites politiques ».

-        Nos droits et nos libertés sont de plus en plus bafoués.

-        L’arbitraire prédomine le plus souvent le rationnel et le pragmatique dans les décisions et les lois.

-        L’expression populaire est bafouée et/ou pas prise en compte.

-        Les attentes et la volonté de la population sont méprisées.

-        Un clivage de plus en plus profond existe désormais entre le peuple et ses représentants.

-        Aucune consultation populaire ni aucun grand débat public n’existent concernant les grands enjeux et les grandes orientations de notre société.

-        Les intérêts privés et les lobbies  prédominent les prises de décisions et le vote des lois nationales.

-        Aucun compte à rendre pour les élus vis-à-vis de leur électorat.

-        Utilisation de la force publique pour protéger des intérêts privés.

 

Je tiens à vous rappeler qu’en tant qu’élus du peuple, votre avez reçu mandat  pour prendre en compte les préoccupations légitimes de la population, ce qui n’est plus du tout le cas.

Je tiens à vous rappeler qu’en tant que  représentants du peuple dans son entièreté et sa diversité, vous êtes tenus, de par votre mandat de député(e),  de faire adopter des lois qui représentent la volonté et l’intérêt général dans leur majorité. Ce qui n’est pas le cas.

Je tiens à vous rappeler qu’en tant qu’élus, ce n’est pas la loi des partis ou des grands lobbies industriels et financiers qui vous obligent, mais bien la volonté populaire pour laquelle vous avez reçu mandat de représentation.

Je tiens à vous rappeler que les institutions ne sont et ne sauraient être en aucune façon la propriété d’une quelconque portion du peuple, mais que chaque français et chaque française en est le garant et le dépositaire.

Je tiens également à vous rappeler que dans la mesure où ces dysfonctionnements persistent, l’on ne saurait pouvoir prétendre à parler de régime démocratique.

 

Je tiens à vous mettre en garde sur le fait qu’en vue de ces dysfonctionnements qui nous mènent tous dans une impasse sociétale, il devient impératif  que vous fassiez en sorte de renouer le dialogue avec ceux qui vous ont élus, parce que vous en portez la responsabilité et que, sans cela, il nous sera très difficile, à tous, de sortir de cette situation délétère de façon paisible et sereine.

 

Dans une véritable démocratie et dans une société civilisée dignes de ces noms, les règles et les lois qui régissent le fonctionnement des institutions ne peuvent en aucun cas être écrites par les personnes en charge de ces mêmes institutions. Sans quoi, les conflits d’intérêts deviennent la règle et dominent les décisions. Et la démocratie et l’équilibre de la société ne sauraient pouvoir en résulter.

 

Une grande majorité de la population est désormais consciente que l’organisation de la Nation ne pourra  pas perdurer dans son état actuel, en vue des déséquilibres qui affectent désormais  quasiment tous les secteurs de notre société. En conséquence, une grande majorité de la population ne croit plus aux discours de ses représentants et de ses gouvernants qui se succèdent et n’adhère plus au fonctionnement  et aux doctrines des partis politiques ni aux décisions politiques qui sont adoptées dans leur ensemble.

Une grande majorité de la population souhaite voir une autre façon d’organiser nos institutions et nos services publics. Pourtant, vous, représentants, élus à ces fins, n’en tenez  absolument pas compte. Ce qui génère un mécontentement de plus en plus profond au sein de la population dans son ensemble, toutes tendances confondues.

 

Je fais partie de ces gens qui sont convaincus qu’une remise à plat des règles qui façonnent notre société est impérative et inéluctable.

Nous sommes convaincus que  seule, la convocation d’une « Assemblée Constituante  Populaire » pourra permettre de redéfinir un fonctionnement  sain  de l’Etat et de nos institutions.

 

Malheureusement, une telle décision ne peut être prise, en l’état actuel de nos institutions, que par le seul président de la République, qui n’a aucun intérêt à la chose, de même que toutes les personnalités qui pourraient en avoir le pouvoir.

De plus, aucun référendum d’initiative populaire n’est prévu dans notre constitution, ni ne peut être instauré afin de pouvoir statuer sur ce genre de projet. Ce qui est proprement inadmissible.

 

En 2005, les français ont voté majoritairement non au traité constitutionnel Européen. Malgré cela, leur parole a été scandaleusement bafouée puisque ce traité, remanié, a été adopté par la classe politique dans son ensemble, sans aucune autre consultation populaire, qui aurait sans doute eu le même résultat que la première.

Quand aux futurs traités Européens de stabilité (MES et TSCG), que vous avez ou que vous vous apprêtez

à valider, ce sont des traités absolument antidémocratiques dans une Europe profondément antidémocratique qui a vu le jour grâce à l’adoption de ses traités fondateurs.

Vous en portez et en porterez la responsabilité devant l’Histoire.

L’Etat n’est pas « une chose » qui appartient aux « élites » politiques. L’Etat c’est l’ensemble des institutions qui devraient être garantes de la nation et de chaque individu qui compose la Nation. L’Etat appartient donc à tous les français et tous les français sont responsables de l’Etat.

 

Je vous demande donc, Madame, Monsieur le Député, élu(e) du peuple, de bien vouloir prendre en compte le fait que nous tous, françaises et français sans distinction, ne pouvons pas continuer dans cette voie sans issue.

Je vous demande instamment de prévoir et d’organiser au sein de l’Assemblée Nationale ainsi que dans toutes les instances de l’Etat concernées, des débats publics qui auront pour but de statuer sur l’état de nos institutions et la mise en place d’une « Assemblée Constituante Populaire ». Faute de quoi, la population toute entière se devra d’en prendre les initiatives et la responsabilité.

 

Nous vous en serions tous extrêmement reconnaissants et vous pourriez vous enorgueillir d’avoir eu le courage de participer au véritable changement que Tous, nous attendons, nous souhaitons et qui est absolument nécessaire. Car nous tous, françaises et français de toutes tendances, savons que nous ne pouvons continuer dans cette voie.

 

Veuillez croire, Madame, Monsieur le Député, en l’expression de mes salutations respectueuses.

 

Yves CHOUARD

 

« Ce n’est pas un gage de bonne santé que d’être bien intégré dans une société profondément malade ».  J. Krishnamurti   1895-1986

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 00:26

Et bien voilà, les élections sont enfin derrière nous, mais, vu toute cette désinformation qui est diffusée de façon massive et incessante dans les grands médias, nous pouvons être bien certains que le changement, ce n’est pas pour maintenant !
Ce n’est pas prévu ni programmé par les élites et ceux qui ont été élus. Soyez-en sûrs !

Je demande à tous ceux qui ont donné leur voix aux socialistes par conviction, de bien vouloir m’excuser, mais les sociaux-démocrates, n’ont plus de socialistes que le nom. Alors, croire un énième fois en leurs promesses électorales molles et insipides, c'est s'assurer d'une désillusion brutale. Ce n’est pas une opinion, c’est un FAIT !

Alors, pour tenter à nouveau de bien vous faire comprendre le système dans lequel nous vivons, je vous fais passer un message.

Il s’agit ici d’un message CAPITAL ! Je dis bien : CA-PI-TAL !!!

Nous devons le comprendre d’abord, et le diffuser ensuite, nous le passer et le faire passer entre nous, entre tous.
Nous devons le répandre partout, dans tous les foyers, dans tous les esprits.

Alors, à cette condition, nous pourrons prétendre à pouvoir changer quelque chose dans ce monde absurde qui marche sur la tête.

- Parce que nous ne sommes pas en démocratie.
- Parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
- Parce que nos institutions sont totalement verrouillées.

- Parce que nous devons prendre le contrôle de nos institutions, qui nous appartiennent, à nous, le peuple.
- Parce que nous devons cesser d’élire des représentants qui ne nous représentent pas.
- Parce que nous devons nous réapproprier nos devoirs de citoyens.
- Parce que changer les choses, ils ne le feront pas pour nous.
- Parce que nous seuls, chacun d’entre nous, sommes en mesure de provoquer un réel changement.
- Parce qu’il n’est de pire illusion, dans l'état actuel des choses, que de croire que les personnes pour qui nous votons se préoccupent de nos intérêts.
- Parce que nous devons arrêter le plus vite possible de nous résigner à un modèle de société que nous savons mortifère, mais contre lequel nous n’osons pas nous insurger.
- Parce que les solutions existent.
- Parce qu’il n’y a que tous ensemble que nous y parviendrons.

L’impuissance des peuples vient du désintérêt des peuples pour le processus constituant !
Dès lors que ceci aura été compris et assimilé par tout un chacun, alors, les choses commenceront à changer…

 

S’il vous plaît, envoyez ce message à 10 personnes de votre entourage, en leur demandant de l’envoyer à 10 autres personnes.

 

Nous ne vous demandons rien en retour, sauf de comprendre « LE MESSAGE ».


 http://www.le-message.org/  link

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